Mission et mandats

Les Services adaptés du Cégep de Lévis-Lauzon ont pour principale mission d’accueillir et de soutenir les étudiants ayant des handicaps de différentes natures, dans le but de favoriser leur intégration et leur réussite scolaire.

Les mandats des Services adaptés sont :

  • Accueillir les étudiants en situation de handicap;

  • Favoriser l’intégration de ces étudiants dans le Collège;

  • Soutenir les apprentissages de ces étudiants par la mise en place d’accommodements dans le but de les rendre le plus autonomes possible;

  • Soutenir les professeurs.

Ainsi, les Services adaptés du Cégep de Lévis-Lauzon offrent un suivi et des adaptations adéquates à l’étudiant qui présente des besoins particuliers, dans le but de favoriser son intégration et sa réussite, autant à l’enseignement général qu’à la formation continue.

Étudiants desservis

Les Services adaptés du Cégep de Lévis-Lauzon accueillent toute personne vivant avec un(e) :

  • Limitation fonctionnelle temporaire (commotion cérébrale, fracture, trouble d’adaptation, etc.)

  • Déficience physique ou motrice (paraplégie, spina-bifida, dystrophie musculaire, etc.)

  • Déficience sensorielle (déficience visuelle, déficience auditive)

  • Trouble d’apprentissage (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, TDA/H, etc.)

  • Trouble neurologique (dysphasie, trouble du spectre de l’autisme, épilepsie, etc.)

  • Trouble de santé mentale (trouble anxieux, trouble de dépression majeure, schizophrénie, etc.)

  • Trouble organique (diabète, cancer, etc.)

Les Services adaptés accueillent également toute personne désirant une rencontre de dépistage afin d’obtenir une référence vers un spécialiste habilité à faire une évaluation diagnostique.

Calendrier de sessions

Afin de vous aider à préparer votre entrée à notre collège, n’hésitez pas à consulter le Guide de la rentrée : l’info-savoir H-20 ! Vous connaîtrez ainsi la date de récupération de votre horaire, la date d’accueil des nouveaux étudiants, les informations sur le stationnement, etc.

De plus, vous pouvez consulter le calendrier scolaire 2019-2020 (ci-dessous) pour connaître les dates importantes de vos prochaines sessions : date limite d’abandon sans mention d’échec, semaine de lecture, date de l’épreuve uniforme de français, etc.

Pour vous aider à gérer votre temps, vous trouverez de plusieurs outils de gestion du temps qui pourront être un bon complément à votre agenda scolaire dans notre section Boîte à outils pour les étudiants.

Bon début de session à tous nos étudiants, anciens et nouveaux!

Calendrier 2019-2020_modifié

Foire aux questions

Ce document a été conçu et rédigé par l’équipe des Centres collégiaux de soutien à l’intégration (CCSI) de l’est du Québec.


Jusqu'où vont les accommodements ? Qui peut mettre la limite ?

Nous avons l’obligation, par la Charte des droits et libertés de la personne, de devoir travailler à lever les obstacles qui empêcheraient un étudiant d’avoir accès à la formation de son choix. Cette obligation demande alors la mise en œuvre de mesures raisonnables afin d’éliminer la situation de discrimination, de façon à ce que l’étudiant en situation de handicap puisse exercer son droit. L’accommodement raisonnable peut prendre différentes formes. L’obligation imposée au collège consiste à prendre les moyens raisonnables afin de pallier le handicap de la personne handicapée.

Cependant, dans certains contextes, il pourrait être possible de parler de contrainte excessive. La contrainte excessive imposée au cégep est la limite de la mise en place dudit accommodement.  Chaque cas est un cas unique qui doit être étudié en tout et en partie relativement à la situation de l’étudiant. L’accommodement octroyé doit respecter les connaissances à acquérir et les compétences prescrites par le Ministère à développer dans le cadre de la formation et le contexte de la mission éducative.

«Tel que la Cour suprême le fait remarquer, la détermination du caractère excessif d’une mesure d’accommodement relève d’une évaluation des faits particuliers de chaque cas. Cependant, la jurisprudence nous permet de faire ressortir certaines balises applicables en cette matière.  Dans le contexte particulier de la discrimination à l’égard d’un étudiant en milieu éducatif, « un obstacle majeur et important, tant au plan pédagogique, administratif et financier » pourrait rendre une mesure d’accommodement déraisonnable et excessive.»

(Avis juridique, 15 décembre 2005 : Les obligations des collèges à l’égard des étudiants handicapés, par Henrik Ellefsen et Nancy Bergeron)


Quelle est la différence entre le privilège et l’accommodement ?

L’accommodement est une mesure raisonnable mise en place visant à corriger une situation discriminatoire d’un étudiant. La personne demandant un accommodement doit fournir toutes les informations essentielles pour justifier le besoin d’accommodement approprié. En ce sens, les collèges demandent l’expertise médicale de professionnels habiletés selon la loi 21 à diagnostiquer et recommander les mesures appropriées. Plusieurs éléments doivent être considérés lors de l’analyse de l’accommodement dont les besoins de l’étudiant, la nature du programme d’études, les effets sur les autres étudiants de la classe, la situation du collège, etc. Chaque analyse des besoins d’un étudiant est unique et doit être faite dans son ensemble. Essentiellement, l’accommodement pallie la situation de handicap de l’étudiant en lui donnant les mêmes chances de réussite qu’un autre étudiant.

Encore une fois, la finalité du devoir d’accommodement envers un étudiant handicapé est justement de lui assurer qu’il sera traité en pleine égalité avec les autres étudiants, ce qui ne serait pas le cas si le collège ne lui accordait pas un accommodement pour pallier son handicap. Le but de l’exercice n’est pas d’accorder un privilège à un étudiant, mais bien de lui donner les moyens pour qu’il puisse accéder à l’enseignement collégial au même titre que les autres étudiants. Dans ce sens, nous sommes d’opinion que le devoir d’accommodement qui incombe au collège vise à assurer le respect des principes d’égalité et d’uniformité plutôt qu’à les remettre en question. »

(Avis juridique, 31 mars 2011 : Les obligations d’accommodement envers les étudiants handicapés, par Henrik Ellefsen)

En résumé,

  • L’étudiant doit rencontrer les mêmes exigences que les autres étudiants sans handicap et atteindre les mêmes compétences demandées

  • L’étudiant a aussi le droit à l’échec… et les conditions d’admission dans un programme doivent être respectées au même titre que les autres étudiants

  • Le collège a donc la responsabilité de rendre l’étudiant autonome et responsable, avec accommodements, et ce, sans discrimination, ni privilèges.


Que fait-on lorsqu'on a l'impression que l’étudiant n’a pas réellement besoin d’un accommodement ? Peut-on refuser d'accommoder si l’on juge qu'il n’en a pas besoin ?

Si un enseignant se questionne sur la situation d’un étudiant ou sur les accommodements mis en place, il peut alors partager ses observations auprès de l’étudiant (en le questionnant sur des faits) et de l’équipe des Services adaptés. L’équipe de Services adaptés pourra vous informer davantage de la situation de l’étudiant et répondre aux questions de l’enseignant. Parfois, suite aux observations des enseignants, il pourrait arriver que les Services adaptés recadrent ou ajustent une mesure d’accommodement, rencontrent l’étudiant à cet effet ou travaillent différents aspects éducatifs avec l’étudiant. Les observations des enseignants sont essentielles et le partage d’informations avec les Services adaptés est capital afin d’offrir un service répondant aux besoins de l’étudiant sans discrimination, ni privilèges et que le professeur devienne plus confortable avec la situation recadrée.
Pour refuser d’accommoder, le collège devrait faire face à une contrainte excessive comme expliqué à la première question. Pour s’aider dans l’analyse d’une situation, le collège pourrait demander l’expertise médicale et consulter certains partenaires et différentes instances.


Pourquoi accommoder les étudiants des Services adaptés s’ils réussissent mieux que les autres étudiants avec leurs mesures d’accommodement ?

Le droit à l’accommodement, selon la Charte, n’est pas donné en fonction des résultats scolaires d’un étudiant, mais bien selon la situation de discrimination d’un étudiant.

« Les collèges sont tenus d’accommoder une personne handicapée lorsqu’il y a discrimination à son égard. Au sens de la Charte, il y a discrimination lorsqu’une distinction, exclusion ou préférence fondée sur l’un des motifs prévus, dont le handicap, a pour effet de détruire ou de compromettre un droit protégé.

La Cour suprême a décrit comme suit le concept de discrimination :

« […] la discrimination peut se décrire comme une distinction, intentionnelle ou non, mais fondée sur des motifs relatifs à des caractéristiques personnelles d’un individu ou d’un groupe d’individus, qui a pour effet d’imposer à cet individu ou à ce groupe des fardeaux, des obligations ou des désavantages non imposés à d’autres ou d’empêcher ou de restreindre l’accès aux possibilités, aux bénéfices ou aux avantages offerts à d’autres membres de la société. »

(Avis juridique, 15 décembre 2005 : Les obligations des collèges à l’égard des étudiants handicapés, par Henrik Ellefsen et Nancy Bergeron)

De plus, il est important de se rappeler que les Services adaptés se basent au jugement professionnel des spécialistes reconnus par la loi 21. Seuls les professionnels habilités à diagnostiquer peuvent remettre en question un diagnostic. Dans un contexte où l’accommodement proposé serait incompatible avec les spécificités d’un cours ou d’une activité d’apprentissage en lien direct avec le devis ministériel où les compétences sont nommées, il serait tout à fait approprié de discuter de cette incompatibilité avec les services adaptés afin de trouver un autre accommodement qui serait davantage compatible.


Comment déceler un étudiant qui a vraiment besoin d’accommodements face à un autre étudiant de la classe ?

Si un enseignant ou un membre du personnel d’un collège observait des difficultés chez un étudiant, il pourrait alors aborder la situation avec l’étudiant et le référer aux Services adaptés. L’équipe des Services adaptés pourrait alors analyser les besoins de l’étudiant et le référer à un professionnel habilité à diagnostiquer la situation de handicap de l’étudiant. L’équipe des Services adaptés, suite à l’évaluation et les recommandations du professionnel, mettrait alors en place les mesures d’accommodement appropriées aux besoins de l’étudiant diagnostiqué. La seule personne habilitée à remettre en doute un diagnostic serait un autre professionnel reconnu et habilité à diagnostiquer selon la loi 21.


Devons-nous adapter notre enseignement pour répondre aux besoins des étudiants en situation de handicap ?

Comme pour tous les étudiants de la classe, l’enseignant est appelé à ajuster son enseignement à son groupe.  Cependant, plusieurs stratégies pédagogiques toutes simples peuvent être utiles pour soutenir les étudiants en situation de handicap ainsi qu’à tous les autres étudiants de la classe.


Peut-on enlever un accommodement s'il est mal utilisé ou si l’on juge qu'il n'en a pas besoin ?

L’article 10 de la Charte mentionne que :

« 10. Toute personne a droit à la reconnaissance et à l’exercice, en pleine égalité, des droits et libertés de la personne, sans distinction, exclusion, ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l’orientation sexuelle, l’état civil, l’âge sauf dans la mesure prévue par la loi, la religion, les convictions politiques, la langue, l’origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou le moyen pour pallier ce handicap. ».

En ce sens, en considérant que l’accommodement, selon la Charte, est un droit pour pallier la situation de handicap, le collège pourrait recadrer une mesure d’accommodement auprès de l’étudiant, sans toutefois retirer celle-ci. De plus, la seule personne pouvant juger si l’étudiant a besoin ou non d’une mesure serait un professionnel reconnu par la loi 21.

Cependant, si un étudiant n’utilise pas la mesure d’accommodement pour les fins auxquelles il devrait, le collège se doit alors d’en faire état à l’étudiant. Le collège devrait aussi évaluer si l’étudiant connaît l’usage approprié de la mesure d’accommodement et lui enseigner, s’il y a lieu.

Si, suite aux différentes démarches effectuées par le collège, l’étudiant n’utilise toujours pas la mesure d’accommodement pour laquelle elle a été mise en place, cette mesure pourrait être recadrée, modifiée, voire à la limite enlevée puisque la toute première responsabilité de l’étudiant est de collaborer à sa situation. Si l’accommodement était toujours mal utilisé après des avertissements, un enseignement sur son utilisation, un suivi rigoureux de celui-ci, l’accommodement pourrait alors lui être enlevé. Cependant, de telles décisions doivent être prises avec la Direction des études et la collaboration des Services adaptés. Il importe de travailler ensemble et de noter toute observation pertinente. Il importe ici de mentionner que cette décision doit être prise de concert avec la direction, les Services adaptés et les intervenants qui œuvrent auprès de l’étudiant. Un professeur ou les Services adaptés ne peuvent prendre de telles décisions sans l’aval de la Direction des études.


Doit-on revenir en arrière sur nos corrections lorsqu'un étudiant nous dit qu'il vient d'obtenir un diagnostic ? Sommes-nous obligés ?

On ne peut d’emblée refuser la demande de l’étudiant s’il croit avoir été lésé compte tenu de son handicap. Une évaluation de la situation doit être faite avec la Direction des études et la décision finale reviendra à la Direction des études. Plusieurs éléments doivent alors être pris en compte. Le contentieux de la Fédération des cégeps est là pour aider les directions dans ce genre de litige. Le CCSI peut également contribuer dans l’analyse de la situation au regard du handicap et des accommodements.


Ne doit-on pas diplômer en fonction du futur emploi relatif à la formation suivie ?

« N’étant pas des spécialistes en la matière, il nous est difficile de discuter sur l’orientation que devrait prendre une formation. Ceci étant dit, il semble assez reconnu que la formation devrait effectivement avoir pour objectif de préparer un étudiant au marché du travail. Cependant, il faut se rappeler que l’obligation du collège à l’égard de ses étudiants est de leur donner l’enseignement et de recommander l’émission d’un diplôme pour ceux qui atteignent les objectifs du programme. Une fois le programme terminé, un étudiant est libre de suivre le cheminement qu’il désire et le collège n’est pas responsable de ce qu’il fera comme choix de carrière.

Par ailleurs, si le collège est d’avis qu’un étudiant pourrait rencontrer des obstacles importants dans sa future carrière en raison de ses limitations, nous croyons, encore une fois, que le collège a le devoir de l’en informer dès le début du programme afin qu’il puisse décider de manière éclairée de la suite de son cheminement académique.»

(Avis juridique, 31 mars 2011 : Les obligations d’accommodement envers les étudiants handicapés, par Henrik Ellefsen.)

Selon la Charte et le mandat donné par le Ministère, dans une société où la culture est ouverte à tous et pour tous, le collège dans son mandat de formation a aussi l’obligation de voir à l’intégration de l’étudiant en situation de handicap et de le soutenir dans ses apprentissages tout au long de son cheminement scolaire, et ce :

  • Même s’il ne diplôme pas

  • Même s’il n’aspire pas ou ne peut accéder à aucun emploi

  • Même s’il a une contrainte sévère à l’emploi

  • Même s’il a une limitation fonctionnelle majeure

  • Même si son cheminement scolaire est échelonné sur 10 ans.


Peut-on dissuader les étudiants de recevoir une formation dans le programme choisi ?

>Si le collège constate que la situation de l’étudiant peut rendre la poursuite de ses études plus difficile, il serait alors suggéré, comme pour un autre étudiant du collège, d’en informer l’étudiant, afin de lui permettre de prendre une décision éclairée pour la suite de son cheminement.

L’objectif ici n’est pas de dissuader l’étudiant, mais davantage d’informer et d’alimenter ses réflexions en lui indiquant ses forces et en lui signalant les défis auxquels il fait face en se basant sur des faits, sur des observations factuelles. Il est important d’être objectif et ne pas se baser sur des perceptions, mais sur des faits mesurables et observables.

Nous avons certes des obligations légales, mais nous avons également des obligations morales d’informer l’étudiant de la limite du mandat du collège et l’accompagner dans la découverte de ses forces personnelles comme de ses limites. Le collège va travailler avec l’étudiant pour que son projet de vie se réalise (connaissances, attitudes, comportements), mais parfois, il faut prévoir avec lui un plan B si son projet se transforme. Cette démarche de réflexion est donc la même que pour les autres étudiants du collège.

En tout temps, il est important de parler aux étudiants de vos observations toujours en mettant en relief votre préoccupation reliée à sa réussite. Il ne doit préférablement pas sentir que vous voulez l’exclure du programme, mais plutôt travailler à ce qu’il puisse réussir, même si parfois cette réussite aura lieu dans un autre programme selon ses défis et ses forces.


Que fait-on pour protéger nos milieux de stage ?

Les inquiétudes concernant les stages sont légitimes lorsqu’un enseignant observe chez un étudiant des comportements inquiétants pouvant peut-être compromettre la réussite d’un stage. Malgré tout, il faut se rappeler que les étudiants en situation de handicap sont, d’abord et avant tout, des étudiants du collège. Comme pour tous les étudiants du collège, l’enseignant qui observe des comportements ou attitudes qui questionnent, peut d’abord discuter de ses préoccupations et observations avec l’étudiant concerné. Cette discussion permettra d’identifier les obstacles et les solutions pour réussir le stage. La collaboration avec les Services adaptés peut être profitable pour ce type de situation.


Peut-on informer les milieux de stage de la situation de handicap de l’étudiant ?

Le dossier de l’étudiant est confidentiel. Sans l’accord de l’étudiant, rien ne peut se dire, s’expliquer ou se nommer. Avec l’accord de l’étudiant, il est possible de nommer son diagnostic, d’expliquer les symptômes, de regarder les impacts sur les apprentissages et de donner l’information pertinente au milieu de stage.

« Tant le Code civil du Québec que la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels, à laquelle le collège est assujetti en tant qu’organisme public, prévoient l’obligation des collèges de protéger la confidentialité des renseignements qu’ils détiennent concernant des étudiants. En effet, ces lois énoncent, entre autres principes, celui voulant que les renseignements personnels ne puissent être communiqués à des tiers sans le consentement de la personne concernée. Ainsi, le collège ne peut, sauf exception, révéler un renseignement qu’il détient sur un étudiant sans son autorisation et ce, que ce soit aux autres étudiants ou aux responsables des milieux de stage à l’extérieur du collège, qui sont tous des tiers au sens de la Loi. »

(Avis juridique, 14 mai 2008 : Les obligations des collèges à l’égard des étudiants handicapés, par Mélanie Chaussé)

Il existe cependant certaines situations d’exception concernant la confidentialité, par exemple, si l’étudiant représente un danger important pour lui ou pour les autres. On peut donc dire ce qui est pertinent dans la situation, et on peut alors réagir immédiatement (ex. : le retrait du cours, du stage, etc.).


Peut-on encadrer les étudiants en situation de handicap plus fortement en stage ?

Les étudiants en situation de handicap sont d’abord et avant tout des étudiants du collège et doivent être perçus comme tels.  Comme pour un autre étudiant du collège en stage, celui-ci pourrait nécessiter des mesures et un encadrement plus important. L’encadrement est alors offert selon les observations mesurables et observables des comportements d’un étudiant et non sur la base de son diagnostic. Cet encadrement doit être dit, expliqué et consenti par l’étudiant même si c’est parfois difficile de le faire. Il importe dès le départ d’inclure les Services adaptés dans ce désir compte tenu de la situation problématique soulevée. Il est toujours mieux de travailler en amont des potentielles problématiques. Dans ce cas, il serait approprié, quelques mois avant l’arrivée du stage, d’identifier les « zones à risque» afin de pouvoir les travailler tous ensemble.

Cependant, l’étudiant faisant partie des Services adaptés pourrait se voir offrir, après analyse de ses besoins par les Services adaptés, une mesure d’accommodement que l’on nomme l’encadrement éducatif. Cet encadrement se veut une mesure permettant à l’étudiant de faire des apprentissages et de développer des stratégies pour favoriser sa réussite. Afin de soutenir l’étudiant et le professeur, la collaboration avec les Services adaptés est donc importante pour ce type de situation.


Sachant que les chances de réussite de l’étudiant face au stage sont faibles, peut-on lui refuser l’accès au stage ?

« Le simple fait d’être convaincu que les chances de réussite d’un étudiant sont minces n’est pas un motif suffisant pour lui refuser l’accès à son stage. En fait, à partir du moment où un étudiant a été admis dans un programme, nous voyons mal comment une évaluation des chances de succès d’un étudiant pourrait être utilisée comme critère pour déterminer s’il peut ou non participer à une activité d’apprentissage ou d’évaluation.

Par contre, il est possible de refuser l’accès à un stage à un étudiant si le collège a des motifs raisonnables de croire que les lacunes démontrées par cet étudiant pourraient représenter un danger pour les personnes du milieu où il doit compléter son stage. »

(Avis juridique, 31 mars 2011 : Les obligations d’accommodement envers les étudiants handicapés, par Henrik Ellefsen)


Donne-t-on des diplômes à rabais ?

« Dans la mesure où un collège n’est pas obligé de diplômer un étudiant qui n’atteint pas les objectifs d’un programme, il n’a pas non plus à le faire pour un étudiant handicapé qui échoue.

L’objectif d’un accommodement est d’aider l’étudiant à pallier son handicap pour qu’il puisse avoir accès à l’enseignement collégial en toute équité avec les autres étudiants. Il ne s’agit pas d’accorder un privilège à un étudiant par rapport aux autres parce qu’il est atteint d’un handicap. Si un étudiant ne satisfait pas aux normes générales applicables et que ce défaut d’y satisfaire n’est aucunement dû à son handicap, ou encore, s’il existe une incompatibilité manifeste entre les limitations dues à son handicap et les compétences à atteindre dans le programme, le collège n’a pas à modifier un programme d’étude afin qu’il convienne en tous points aux besoins d’un étudiant. La loi n’impose pas au collège de faire de la discrimination positive, elle prescrit plutôt la pleine égalité.

Est-ce que le diplôme d’un étudiant ayant eu des accommodements est aussi valable qu’un autre diplôme d’étudiant qui n’a pas eu d’accommodement ?

Comme nous venons de le mentionner, les accommodements ont pour but de pallier le handicap de l’étudiant, de lui assurer l’égalité des chances et non pas de lui permettre de passer outre aux standards à atteindre. Dans la mesure où le collège considère qu’il a atteint les objectifs du programme, au même titre que les autres étudiants, nous ne voyons pas en quoi le diplôme qu’il a obtenu aurait moins de valeur.»

(Avis juridique, 31 mars 2011 : Les obligations d’accommodement envers les étudiants handicapés, par Henrik Ellefsen)


Ces étudiants sont souvent mis à l'écart lors de la formation d'équipe. Peut-on les faire travailler seuls ?

Comme pour un autre étudiant du collège, un enseignant pourrait décider de permettre à un étudiant de faire son travail seul. Cependant, il serait important de prendre en considération certains éléments pouvant alimenter les réflexions :

  • Quelles sont les compétences ministérielles du cours à enseigner et à évaluer ?

  • Quels sont les motifs qui, au départ, ont amené l’enseignant à choisir le travail d’équipe pour ce travail ?

  • Est-ce que le travail d’équipe sera une compétence du programme à acquérir ou est-ce que le travail en équipe sera évalué en stage (comment aider l’étudiant) ?

  • Est-ce que la tâche du travail demandée est réaliste pour une personne seule ? Sinon, est-ce possible de l’adapter tout en respectant les mêmes exigences ?

  • Est-ce possible d’enseigner des stratégies de travail d’équipe à toute la classe ?

  • Est-ce que la collaboration avec les Services adaptés pourrait être aidante ?

  • Comment préparer l’étudiant et les autres de sa classe aux travaux d’équipe ?

  • Est-ce que l’étudiant est conscient de ses difficultés ? Il serait important d’avoir une discussion avec l’étudiant sur les difficultés observées et trouver des solutions ensemble.

  • Est-ce qu’un pairage avec un autre étudiant de la classe qui veut bien travailler avec cet étudiant sera possible ?

Cependant, voici quelques suggestions pouvant aider lors des travaux d’équipe :

  • S’il y a lieu, rencontrer les étudiants des Services adaptés en privé pour les sensibiliser à l’utilité d’informer les autres membres de l’équipe de leur « particularité » et leur offrir votre aide pour le faire ou celui de son éducateur(trice)

  • Dans la sélection de l’équipe formée par les étudiants, si l’étudiant est connu de la classe, vérifier l’ouverture pour accueillir un étudiant des Services adaptés (éviter le rejet) auprès d’une équipe en particulier

  • Offrir des possibilités aux étudiants d’échanger avec vous sur le climat de l’équipe, l’avancement des travaux, et ce, à des moments précis

  • Regarder la possibilité de pondérer différemment (en conformité avec la PAE du collège) avant les problèmes de gestion des équipes (pour tous les étudiants de la classe) :

  • Octroyer des points sur le processus de travail d’équipe

  • Octroyer des points sur la participation, la préparation et le respect des stratégies de travail d’équipe

  • Octroyer des points sur leur partie de travail individuel

La trousse de survie au travail d’équipe peut apporter certaines réponses à vos questions.


Est-ce que je dois adapter mes évaluations ?

Parfois certaines adaptations dans la forme pour les évaluations peuvent être nécessaires pour les étudiants en situation de handicap. Par contre, le contenu et les compétences à évaluer ne sont pas modifiés. Si un enseignant se questionne à ce niveau, il peut consulter les Services adaptés pour regarder les différentes possibilités. Cependant, tout dépendant des compétences à évaluer, il arrive parfois qu’aucune adaptation ne soit possible. Les Services adaptés regarderont alors si différentes mesures d’accommodement pourraient être envisagées et pourront assurer un suivi avec l’étudiant et auprès de l’enseignant. Le contexte d’évaluation est plus souvent appelé à se modifier concernant l’évaluation. Encore là, échanger avec les Services adaptés peut être un moyen utile.


Depuis quelques années, il y a une augmentation des étudiants des Services adaptés. Pourquoi ?

« Auparavant, la Charte des Droits et libertés de la personne ne reconnaissait que la clientèle traditionnelle. Depuis, la « Loi sur les droits des personnes handicapées » définit une personne handicapée comme étant une « personne ayant une déficience entraînant une incapacité significative et persistante et qui est sujette à rencontrer des obstacles dans l’accomplissement d’activités courantes ». Comme on peut le constater, cette définition se rapproche beaucoup du sens usuel et commun donné à l’expression « personne handicapée ». Cependant, la jurisprudence interprétant la notion de « handicap » contenue à la Charte élargit de façon significative la portée de cette définition. Selon les tribunaux, la notion de handicap inclut, entre autres :

  • Les limitations de nature physique, psychologique, mentale ou intellectuelle

  • Les limitations qui peuvent découler de perceptions, de mythes ou de stéréotypes (le handicap peut donc être réel ou perçu)

  • Les limitations de nature temporaire, telles que la dépression ou la dépendance face à l’alcool ou la drogue (la durée n’est pas un élément essentiel du handicap).

Il est donc clair, à la lumière de la jurisprudence, que la notion d’étudiant handicapé n’inclut pas seulement les étudiants affectés d’une incapacité physique, comme la surdité, la paralysie ou la cécité. Aussi, à titre d’exemple, les étudiants souffrant de dépression ou de schizophrénie, les toxicomanes, les étudiants séropositifs ou les étudiants atteints de dyslexie peuvent être considérés comme des étudiants handicapés.»

(Avis juridique : Les obligations des collèges à l’égard des étudiants handicapés, Berger, D’Amours, Ellefsen, Avocats et procureurs, 15 décembre 2005.)

Donc, il y a plus de clientèle reconnue en tant que handicap. Voici pourquoi il y a une augmentation de clientèle.

Plusieurs étudiants qui sont admis au collégial ont été diagnostiqués au primaire ou au secondaire. Cela s’explique par le fait qu’ils ont été évalués très tôt par des professionnels puisque la recherche et les informations sur les différentes situations de handicap sont plus nombreuses. De plus, ces étudiants ont alors souvent reçu différentes formes d’aide au primaire et au secondaire à la suite de leur diagnostic, ce qui les amène à vouloir poursuivre ces services au collégial. Les parents sont davantage à l’affût des avancées scientifiques (accessibilité accrue par la technologie), les professeurs du primaire sont plus outillés, les professionnels sont bien au courant des nouvelles médications et thérapies associées. Ces explications sont d’autant de raisons qui expliquent l’augmentation de la clientèle en situation de handicap.


Pourquoi certains étudiants reçoivent leur diagnostic seulement au collégial ?

Il arrive fréquemment que les étudiants obtiennent leur diagnostic au cours de leurs études collégiales. Ces étudiants ont eu plus ou moins de difficultés dans leur parcours scolaire au primaire ou au secondaire, mais au cégep, rien ne va plus. Comme la quantité de textes à lire et de dissertations à produire augmentent (notamment en français et en philosophie) et que leurs stratégies développées au secondaire ne sont plus aussi efficaces en contexte collégial, ils vivent alors des échecs les amenant à consulter pour de l’aide. De plus, le stress et l’anxiété ajoutent à leur limitation, ce qui complique les choses. Très souvent, ces étudiants se sont sentis incompris et moins intelligents que la moyenne pendant plusieurs années. Accepter leur problématique représente pour eux un défi plus grand que pour ceux qui ont été diagnostiqués dès le primaire. Ils ont souvent une faible estime d’eux-mêmes à cause d’échecs répétitifs, malgré une intelligence souvent supérieure à la moyenne. Ils ont développé certaines stratégies au fil du temps pour pallier leurs difficultés, mais au collégial celles-ci ne fonctionnent plus aussi bien.


Est-ce équitable par rapport aux autres étudiants d'allouer du temps supplémentaire lors des évaluations ? (Effet sur la cote R)

Le temps supplémentaire aux examens sert à pallier le handicap, par exemple, récupérer le temps où l’étudiant était distrait ou trop anxieux. Il est prouvé par la recherche que si l’étudiant n’a pas besoin de temps supplémentaire et qu’on lui en offre, son rendement ne sera pas supérieur que s’il n’en avait pas eu. Le temps supplémentaire permet souvent d’utiliser d’autres accommodements en lien avec la limitation tels que les logiciels spécialisés. Le temps supplémentaire à lui seul ne peut avoir un effet sur le résultat de l’étudiant. Ce temps lui permet seulement de démontrer ses connaissances et de réussir selon son plein potentiel.


Est-ce que les étudiants qui fréquentent les Services adaptés réussissent leurs cours ?

Comme tout autre étudiant, il y a des étudiants des Services adaptés qui sont très performants, dans la moyenne, en difficulté ou en dessous du seuil de réussite. Les accommodements ne servent qu’à pallier au handicap. L’étudiant qui utilise les stratégies et les mesures d’accommodement devrait réussir selon son plein potentiel, ce qui varie d’une personne à l’autre dans les mêmes proportions que tout autre étudiant. Nous croyons, cependant, que les étudiants qui utilisent les accommodements, qui acceptent mieux leur handicap, qui se mobilisent sur leur rôle d’étudiant, réussissent mieux, et ce, avec une plus grande confiance en soi et une estime de soi plus solide.


Quel est le taux de réussite de l'ÉUF pour les étudiants des Services adaptés ?

Le taux de réussite des étudiants des Services adaptés est généralement le même que pour tous les autres étudiants. Les accommodements mis en place servent à pallier les difficultés et non à faire réussir à tout prix. Cependant, lorsque les étudiants utilisent adéquatement leurs accommodements, qu’ils ont eu une rigoureuse discipline scolaire, le résultat apparaît à l’ÉUF.


Y a-t-il des formes de questions aux examens qui facilitent la compréhension de ce qui est attendu pour les jeunes dyslexiques, TDA, dysphasiques, etc. ?
Oui. Mais il faut se rappeler qu’un étudiant dyslexique peut être différent d’un autre étudiant dyslexique. Des phrases simples, courtes avec des mots usuels peuvent aider grandement. Une pratique du type d’examen apporte de très bons résultats pour l’ensemble des étudiants. Un caractère régulier (11-12), foncé, une police simple sans fioriture, aérée sont aussi des petits moyens très aidants.  Il existe des stratégies pédagogiques pour aider les étudiants des Services adaptés, mais aussi pour tous les étudiants du collégial.

Parfois, l’étudiant doit vivre des conséquences afin qu’ils puissent comprendre l’inacceptable en classe. Quelles sont les plus appropriées ?
Les conséquences doivent être les mêmes que pour tous les étudiants. Il ne faut pas faire de discrimination positive, ni négative. L’étudiant est soumis aux mêmes règles que tous. Il est important que les règles et les conséquences soient établies à l’avance et connues par l’ensemble du groupe. Répéter les consignes et les règles exigées à l’occasion remet en mémoire ce qui est essentiel pour vous. Comme tout autre étudiant, une petite jasette entre quatre yeux s’avère un moyen efficace puisqu’il permet de mieux saisir l’étudiant dans ce qu’il vit…et l’étudiant de comprendre votre réalité ; ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas !

Que puis-je faire si je crois que le trouble et la difficulté d’apprentissage de l’étudiant vont lui nuire inévitablement une fois sur le marché du travail, et ce, même s’il obtient son diplôme ?

Comme pour n’importe quel participant au cours, l’enseignant est responsable d’informer l’étudiant de ses forces et lui signaler les défis auxquels il fait face en se basant sur des faits, sur des observations factuelles. Il est souhaitable d’essayer de trouver des moyens pour que l’étudiant se serve de son parcours collégial pour consolider les accommodements ou les stratégies utiles qui pallieront son handicap et qui lui serviront sur le marché du travail. La question à poser demeure davantage : « Comment crois-tu pouvoir pallier ceci ou cela sur le marché du travail et comment je peux t’aider à le faire ?»


Est-ce que je peux expliquer à tout le groupe, avec l’accord de l’étudiant, le trouble avec lequel il vit dans le but de diminuer les préjugés et de permettre à ses collègues de classe de mieux comprendre ses agissements ?

Le diagnostic d’un étudiant et tout ce qui l’entoure est absolument confidentiel. Toutefois, si l’étudiant accepte que vous discutiez avec les autres étudiants de ses difficultés, il est possible de le faire. Il est aussi possible de laisser l’étudiant expliquer ses difficultés au groupe ou encore, faire appel aux Services adaptés pour venir expliquer les difficultés de l’étudiant.


Est-il possible de demander aux Services adaptés de venir observer la dynamique de classe (en lien avec un ou des étudiants des Services adaptés) dans le but de m’aider à prendre les moyens pour favoriser l’apprentissage de tous ?

Les Services adaptés ont pour mandat de collaborer avec vous à la réussite scolaire des étudiants en situation de handicap.  Ils peuvent répondre à vos questions et vous apporter du soutien. Il est donc possible de faire appel à leur expertise dans le but de vous aider à développer des moyens pour favoriser les apprentissages. Les conseillers pédagogiques peuvent aussi jouer un rôle à ce niveau. Il ne faut pas hésiter à utiliser les ressources qui sont mises en place dans vos milieux.


Comment puis-je me concentrer sur le ou les étudiants en situation de handicap présents dans ma classe, sans pour autant nuire aux autres qui veulent que le cours se déroule normalement ?

Il est important de prendre en considération les besoins de l’étudiant des Services adaptés, mais aussi ceux des autres étudiants de la classe. On doit tendre vers un équilibre. Si l’étudiant demande trop de temps et que cela brime les autres étudiants dans leurs apprentissages, il est primordial de se référer aux Services adaptés pour qu’il y ait ajustement des accommodements ou de l’encadrement offert à l’étudiant ou un échange sur la gestion de classe avec les étudiants des SA.

Foire aux questions

J’arrive du secondaire. Mon dossier sera-t-il transféré automatiquement au Cégep de Lévis-Lauzon, lors de mon inscription, comme lors de ma transition du primaire au secondaire ?

Non. Ton inscription se faisant via le site web du SRACQ, ton dossier scolaire et tes plans d’intervention ne nous seront pas transférés automatiquement. Tu dois donc nous faire parvenir ta preuve diagnostique et une copie de ton plus récent plan d’intervention le plus tôt possible. Tu devras aussi venir t’inscrire aux Services adaptés puisque tu n’y seras pas inscrit automatiquement avec ton admission au Cégep de Lévis-Lauzon.

De plus, au collégial, la preuve diagnostique est obligatoire. Un plan d’intervention seul NE PEUT PAS REMPLACER l’émission d’un diagnostic par un professionnel, et ce, même si tu as reçu des services et des adaptations au secondaire. Pour plus de détails à ce sujet, consulte la section « Étudiants – Professionnels habilités à émettre un diagnostic » ou contacte-nous. Les conseillères en Services adaptés pourront t’orienter dans les démarches à faire pour obtenir la confirmation de ton diagnostic.


Les adaptations que j’avais au secondaire (dans mon plan d’intervention) seront-elles automatiquement reconduites à mon arrivée au collégial ?

Pas nécessairement. La réalité étudiante, au collégial, étant fort différente de celle au secondaire, tes besoins, tes forces et tes difficultés seront évaluées lors de ta rencontre d’inscription aux Services adaptés. Selon ta situation, certaines mesures pourraient être maintenues, ajoutées ou supprimées (ex. : si la mesure n’est plus applicable dans le cadre du collégial).


Mon diagnostic peut-il m’empêcher d’être admis au programme de mon choix ?

Non. La présence d’un diagnostic n’aura pas d’influence sur ton accès au programme désiré. Toutefois, si le collège constate que la situation de l’étudiant peut rendre la poursuite de ses études plus difficile, il t’en informera afin de te permettre de prendre une décision éclairée pour la suite de son cheminement.


Puis-je avoir des adaptations pour le test de classement en anglais ?

Comme il s’agit d’un test de classement et non d’une évaluation de ta performance en anglais, aucune adaptation n’est possible. Tu peux également contacter les Services adaptés et les informer que tu ne feras pas le test de classement ; ta moyenne au secondaire sera alors utilisé pour t’intégrer dans le niveau approprié en anglais.


Y a-t-il une date limite pour s’inscrire aux Services adaptés ?

Non. Tu peux te présenter en tout temps aux Services adaptés pour t’y inscrire. Toutefois, nous t’incitons à le faire le plus rapidement possible à la suite de l’obtention d’un diagnostic ou dès ton arrivée au Cégep de Lévis-Lauzon.


Mes parents peuvent-ils m’accompagner lors de ma rencontre d’inscription ?

Oui. Ils pourront être présents avec toi si tu en ressens le besoin et si tu les y autorises.


Mes parents auront-ils accès aux informations de mon dossier aux Services adaptés?

Non, le Cégep de Lévis-Lauzon respecte ton droit à la confidentialité comme stipulé par la loi. Pour partager toutes informations présentes dans ton dossier aux Services adaptés, nous devons avoir ton autorisation écrite à ce sujet. Nous t’encourageons toutefois à les informer de ta situation et de ton cheminement.


Suis-je obligé de révéler mon diagnostic à tous mes professeurs pour avoir accès à mes adaptations ?

Non. Si tu as accès à des adaptations lors de tes examens, tes professeurs devront être informés de ton inscription aux Services adaptés. Tu devras donc leur remettre une lettre signée par les conseillères en Services adaptés qui en fera l’attestation et qui confirmera les adaptations qui te seront permises en examen; tu auras toutefois le choix d’y faire inscrire ton diagnostic ou de le garder confidentiel.


Ai-je droit à des adaptations lors de mes stages ?

Oui, selon tes besoins. Chaque situation étant différente, il t’est fortement suggéré de venir en discuter avec ta conseillère en Services adaptés afin d’évaluer tes besoins, de déterminer les adaptations auxquelles tu pourrais avoir accès et de bien préparer ton entrée en stage (que ce soit pour toi, avec ton département ou avec le milieu de stage).


Suis-je obligé d’utiliser toutes mes adaptations, dans tous mes cours, et dans toutes mes évaluations ?

Non. Il se pourrait que tu aies des besoins dans certains cours seulement en fonction de tes limitations. De plus, il se pourrait que tu ne juges pas nécessaire d’utiliser tes adaptations lors de certains examens. C’est à toi d’évaluer tes besoins et de te responsabiliser dans l’utilisation des adaptations qui te sont accordées. Ne pas les utiliser ne les rendra pas illégitimes ; cependant, si cela est récurrent, il se peut que tu sois rencontré par ta conseillère afin d’évaluer la pertinence de maintenir certaines adaptations.


Si j’ai la perception que mes mesures adaptatives ne sont pas respectées et que je me sens lésé, que puis-je faire?

Tu dois aller en discuter avec ta conseillère en Services adaptés qui fera les vérifications nécessaires pour valider le tout et intervenir au besoin.


Si je m’aperçois, au courant de la session, que les adaptations octroyées ne sont pas suffisantes pour pallier mes difficultés, que puis-je faire ?

Dans un premier temps, tu dois venir en discuter avec ta conseillère en Services adaptés. Il se peut que les adaptations qui t’aient été autorisées à ton inscription (qui correspondaient à tes besoins au secondaire) ne correspondent pas à ta réalité au collégial. Une réévaluation de tes besoins peut être faite en tout temps.

Il se peut que la conseillère t’oriente vers d’autres services aux étudiants si elle évalue que ce ne sont pas tes adaptations qui sont en cause (ex. : référence en orientation pour réviser ton choix de programme, référence à ton API pour diminuer ton nombre de cours par session, etc.)


Un diagnostic de trouble d’apprentissage qui date de plus de 10 ans est-il toujours valide?

Oui, mais un rapport diagnostique récent nous permet de faire une meilleure analyse de tes besoins. Une confirmation récente du diagnostic pourrait être demandée.


J’étudie dans un programme du Cégep de Lévis-Lauzon, mais j’aimerais faire un COURS À DISTANCE. Que dois-je faire pour avoir accès à mes adaptations lors de mes examens ?

Tu dois contacter le Cégep à distance le plus tôt possible pour les informer que tu es inscrit aux Services adaptés du Cégep de Lévis-Lauzon. Les coordonnées pour les joindre se trouvent facilement dans le colis que tu recevras avec le matériel que tu utiliseras pour réaliser ton cours ou sur leur site web.


J’étudie dans un programme du Cégep Lévis-Lauzon et je prévois faire un COURS D'ÉTÉ DANS UN AUTRE CÉGEP. Que dois-je faire pour avoir accès à mes adaptations durant la session d’été ?

Tu as deux étapes à suivre :
1-Dès que tu auras la confirmation de ton inscription au cours d’été, tu devras venir remplir un formulaire nous autorisant à communiquer tes informations (plan d’intervention, adaptations octroyées au Cégep de Lévis-Lauzon, etc.) avec l’équipe des Services adaptés du collège que tu fréquenteras pour la session d’été. Cela leur permettra de prendre connaissance de tes besoins et s’assurer qu’ils ont l’effectif ou le matériel nécessaire pour ton arrivée.

2-Tu devras ensuite contacter l’équipe des Services adaptés du Cégep où tu feras ton cours d’été et prendre rendez-vous pour officialiser ton inscription pour la session d’été avec eux.


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Vous trouverez dans cette rubrique l’ensemble des informations utiles concernant les professeurs.

Ces informations portent sur le soutien aux professeurs, sur les règles de passation des examens aux Services adaptés, sur les outils utiles aux étudiants et sur la référence d’un étudiant à notre service.

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